Edito du Père Dominic



Messe du 15 juillet 2018
Quinzième dimanche
du temps ordinaire

Année B 

Une foi vivante : une marque de la vraie mission évangélique 


Bien des choses ont leurs signes. L’hiver s’accompagne de sa froideur, le moment où le moral baisse ; le printemps, de son éclat de vie et de fertilité ; l’été, de ses jours ensoleillés, et l’automne, de ses couleurs.

Pareil avec la vocation chrétienne. La simplicité et le détachement qui combattent le matérialisme. L’humilité qui fuit la jalousie et la rivalité comme on fuit la peste. Ces vertus se réalisent par un dynamisme spirituel qui lutte contre la tiédeur et le découragement. Une foi vivante !

Peut-être dirons-nous : « Si je n’avais pas la foi, je ne me soucierais aucunement de mon âme. » C’est vrai, mais la question se pose : Si nous avions une foi vivante, est-ce que nous nous en soucierions si peu ? Nous disons : « Si je n’avais pas la foi, je ne prierais pas. » C’est vrai, mais si nous avions une foi vivante, est-ce que nous prierions avec tant de distractions ? « Je n’irais pas à la messe du tout. » C’est vrai, mais est-ce que nous irions si rarement ? « Je n’irais pas communier. » C’est vrai, mais est-ce que nous communierions avec tant de froideur ? Voilà notre grand défaut. Nous sommes chrétiens, oui nous le sommes, mais seulement en paroles, des lèvres et non pas par les œuvres, par notre vie. Chrétiens en paroles –païens dans notre vie.

Ma foi n’est pas seulement un mot, n’est pas seulement un dogme, elle est aussi un geste, une activité, une force agissante. Elle n’est pas vide. Non, elle est remplie d’une force. Elle sera testée par ce qui devient notre choix face à une situation où notre confort semble être mis en danger par l’immigrant que je vois comme un rival. Rester égoïste et intolérant ou accueillir, c’est la fonction de notre foi. Ne l’oublions pas : Nous vivons toujours aujourd'hui parmi un monde païen perdu dans la crise de valeurs. Il faut que, par notre vie, nous soyons devant ce monde comme des flambeaux. Que notre vie soit pure et transparente devant le monde, comme la vie d’un poisson pour le public derrière les vitres de l’aquarium. Afin que les païens, à la vue de notre vie, louent le Père qui est dans les cieux Dominic +