Edito du Père Dominic




Messe du 22 juillet 2018

Seizième dimanche
du temps ordinaire
Année B 

 Sensibilité à la souffrance des autres


Que de fois nous sommes tentés de fermer la télévision, la radio. Pire encore dans ce xxie siecle, où nous sommes envahis de plus en plus près, à travers nos portables, nos ordinateurs, nos tablettes et micro-techniques, dans tous les fronts, par les bruits forts du pessimisme actuel trop mediatisé. Nous avons parfois envie de boucher nos oreilles ou fermer nos yeux, pour ne plus entendre ou voir les cris de détresse surgissant ici et là dans l’univers. Un enfant, voyant tant d’images de macabres tueries et de guerres, de terrorisme et de génocide qui dominent nos ecrans, a posé une simple question à sa mère : « Pourquoi les hommes se font tant du mal ? »


Une question cherchant une réponse ! Peut-être dans nos pensées, mais pas dans nos manières de vivre aujourd’hui. Ces faits peuvent troubler  notre quiétude au départ, nous qui avons l’esprit du Christ. Que pouvons-nous faire ? Pourtant, au fur et à mesure, croyant que nous ne pouvons rien face à la domination apparente du mal, on en devient finalement indifférent, incapable d’empathie.  


Chrétiens que nous sommes, notre vocation face à la souffrance dans le monde est celle d’urgence et de sérieux. Il y a d’innombrables façons de faire, mais il y aussi des fondamentaux. Savoir se reposer…prendre le temps de vivre, oui. Mais ne jamais s’enfermer : savoir ouvrir notre cœur et notre porte à tous ceux et celles qui sont dans le besoin d’être aimés. Telle est l’exigence de la vocation chrétienne. C’est de cette simple manière que l’on peut aider à réduire le mal du monde, au lieu de rester dans la négativité de plainte, d’accusation et de jugement.       
Dominic +