Editos du Père Dominic


Messe du 17 décembre 2017
3e dimanche de l’Avent
Année B

Réjouissez-vous, car le Seigneur approche !

La joie est-elle possible dans ce monde imparfait ?

Oui, nous répond l’Écriture. Mais elle ne saurait être réelle que si elle repose sur la perception du cheminement de Dieu dans le monde.

Cette joie sera donc paradoxale, aux yeux de ceux qui ne voient que l’apparence. Aussi est-elle réservée aux « pauvres », c'est-à-dire à ceux dont le cœur est réellement disponible à Dieu. Ceux-là découvrent Dieu présent aux racines de leur vie. Ils sont comme Marie.

Le Magnificat de Marie chante la vraie joie. Le dépouillement et l’humilité de la mère de Dieu rendaient possible la fructification de la Parole en elle. Elle perçoit dans l’œuvre divine le début de la réalisation de la promesse du salut. C’est tout le peuple de Dieu qui doit entrer dans l’élan spirituel qui fut le sien. Ainsi pourra-t-il faire sien son chant de joie.

La joie est donc le fruit d’un regard purifié ; elle est réservée à ceux et celles qui sont passés par l’épreuve et le dépouillement. Bref, la joie est la conséquence d’une vie simple et humble, donnant de percevoir la véritable source de la vie. Et cette veritable fontaine de vie est la mise en avant des autres, rendue possible par l’effacement de soi accompli par l’amour du Christ qui vient.
Dominic +